Saultain : PPG descend dans la rue pour se faire entendre
Saultain : PPG descend dans la rue pour se faire entendreSaultain : PPG descend dans la rue pour se faire entendre
Les 200 manifestants ont emprunté la rocade, en plein soleil.Les négociations du plan social de 240 emplois n'avancent pas beaucoup. La tension monte et les employés sont descendus dans la rue.
Le soleil de plomb n'a pas altéré la mobilisation. Mercredi midi, sous une chaleur accablante, plus de 200 salariés de chez PPG (Saultain et Marly) ont défilé, du site saultinois au centre de la commune, à la mi-journée. Rejoints par le maire de la commune, Jöel Soigneux, ils ont déposé une gerbe sur le monument aux morts. Histoire de marquer le coup, de réveiller les habitants et d'extérioriser les tensions qui commencent à surgir en même temps que le plan social se négocie.
Tous ont compris que la lutte pour les emplois serait vaine. Sur les 690 employés des deux sites (Marly et Saultain), 240 vont perdre leurs emplois (dont 180 à la production de résine à Saultain). Aujourd'hui, c'est acté. Depuis le jeudi 25 juin, les syndicalistes sont rentrés dans une nouvelle phase : celle des négociations.
«Des simulacres
de proposition»
Mardi 30 juin, la tension s'accumulant et les propositions de la direction étant loin de les satisfaire, la tension est montée d'un cran devant le site. L'entreprise est bloquée depuis ce mercredi 1er juillet dans la matinée. Plus rien n'entre ou ne sort de PPG Saultain. Ce qui commencerait à poser des problèmes à certaines entreprises fournies par l'entreprise saultinoise.
Des propositions sur le plan social ont été faites des deux côtés. «Ils nous ont fait des propositions au ras-des-paquerettes», estime Patrick Paris, un des délégués syndicaux. 15 000 euros pour chaque licencié et un mois de salaire par tranche de 10 ans d'ancienneté. Les propositions ont été revues à la hausse, ce jeudi 2 juillet, à hauteur de 23 000 euros par employé âgé de plus de 45 ans et 17 000 pour les plus de 35 ans. «Nous, on ne bouge pas de nos positions (à savoir 120 000 euros par employé, quels que soit son âge et son ancienneté). Nous avons quitté la séance des négociations, explique Christophe Grosz, délégué de l'intersyndicale. Ce sont des simulacres de proposition.»
«Les gens n'ont plus rien à perdre»
Vendredi, les délégués ont rendez-vous à Lille avec Martine Aubry et le vice-président du Conseil régional. Mais c'est un tout autre rendez-vous auquel ils se préparent : la prochaine phase des négociations. «Nous serons là quand ils nous appelleront avec des propositions décentes...» Le délégué tire la sonnette d'alarme : «Les employés sont dans une situation de détresse. Ça risque d'exploser à l'usine.» Ici, l'âge moyen des employés est de 48 ans et en moyenne, l'ancienneté est de 33 ans. «Il n'y a aucun débouché, explique Christophe Grosz. Ce sont des familles qui vont partir en vrille. Les gens n'ont plus rien à perdre. On a fait part de tout cela. La direction dit en avoir pris conscience. C'est ce qu'elle dit.». «Au vu des propositions...», l'intersyndicale en doute.
Ce vendredi 3 juillet au matin, les salariés du site de Marly, rejoints par ceux de Saultain, ont tambouriné dans l'usine pour montrer leur soutien au site de production saultinois, qui sera le plus touché. Les négociations, qui devaient se poursuivre dès 8h, ont été annulées par la direction par le biais d'un SMS, selon Patrick Paris, délégué de l'intersyndicale. Elles devraient reprendre en début de semaine prochaine. L'intersyndicale attend «des propositions décentes». Le blocage du site saultinois pourrait engendrer des problèmes de stocks dans les usines Renault, dès le début de la semaine prochaine, ce qui pourrait amener la situation à se débloquer plus rapidement.
Les 200 manifestants ont emprunté la rocade, en plein soleil.Les négociations du plan social de 240 emplois n'avancent pas beaucoup. La tension monte et les employés sont descendus dans la rue.
Le soleil de plomb n'a pas altéré la mobilisation. Mercredi midi, sous une chaleur accablante, plus de 200 salariés de chez PPG (Saultain et Marly) ont défilé, du site saultinois au centre de la commune, à la mi-journée. Rejoints par le maire de la commune, Jöel Soigneux, ils ont déposé une gerbe sur le monument aux morts. Histoire de marquer le coup, de réveiller les habitants et d'extérioriser les tensions qui commencent à surgir en même temps que le plan social se négocie.
Tous ont compris que la lutte pour les emplois serait vaine. Sur les 690 employés des deux sites (Marly et Saultain), 240 vont perdre leurs emplois (dont 180 à la production de résine à Saultain). Aujourd'hui, c'est acté. Depuis le jeudi 25 juin, les syndicalistes sont rentrés dans une nouvelle phase : celle des négociations.
«Des simulacres
de proposition»
Mardi 30 juin, la tension s'accumulant et les propositions de la direction étant loin de les satisfaire, la tension est montée d'un cran devant le site. L'entreprise est bloquée depuis ce mercredi 1er juillet dans la matinée. Plus rien n'entre ou ne sort de PPG Saultain. Ce qui commencerait à poser des problèmes à certaines entreprises fournies par l'entreprise saultinoise.
Des propositions sur le plan social ont été faites des deux côtés. «Ils nous ont fait des propositions au ras-des-paquerettes», estime Patrick Paris, un des délégués syndicaux. 15 000 euros pour chaque licencié et un mois de salaire par tranche de 10 ans d'ancienneté. Les propositions ont été revues à la hausse, ce jeudi 2 juillet, à hauteur de 23 000 euros par employé âgé de plus de 45 ans et 17 000 pour les plus de 35 ans. «Nous, on ne bouge pas de nos positions (à savoir 120 000 euros par employé, quels que soit son âge et son ancienneté). Nous avons quitté la séance des négociations, explique Christophe Grosz, délégué de l'intersyndicale. Ce sont des simulacres de proposition.»
«Les gens n'ont plus rien à perdre»
Vendredi, les délégués ont rendez-vous à Lille avec Martine Aubry et le vice-président du Conseil régional. Mais c'est un tout autre rendez-vous auquel ils se préparent : la prochaine phase des négociations. «Nous serons là quand ils nous appelleront avec des propositions décentes...» Le délégué tire la sonnette d'alarme : «Les employés sont dans une situation de détresse. Ça risque d'exploser à l'usine.» Ici, l'âge moyen des employés est de 48 ans et en moyenne, l'ancienneté est de 33 ans. «Il n'y a aucun débouché, explique Christophe Grosz. Ce sont des familles qui vont partir en vrille. Les gens n'ont plus rien à perdre. On a fait part de tout cela. La direction dit en avoir pris conscience. C'est ce qu'elle dit.». «Au vu des propositions...», l'intersyndicale en doute.
Ce vendredi 3 juillet au matin, les salariés du site de Marly, rejoints par ceux de Saultain, ont tambouriné dans l'usine pour montrer leur soutien au site de production saultinois, qui sera le plus touché. Les négociations, qui devaient se poursuivre dès 8h, ont été annulées par la direction par le biais d'un SMS, selon Patrick Paris, délégué de l'intersyndicale. Elles devraient reprendre en début de semaine prochaine. L'intersyndicale attend «des propositions décentes». Le blocage du site saultinois pourrait engendrer des problèmes de stocks dans les usines Renault, dès le début de la semaine prochaine, ce qui pourrait amener la situation à se débloquer plus rapidement.
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